Depuis le 20 janvier, certaines sanctions prises par l’Union européenne et les États-Unis à l’encontre de l’Iran sont suspendues, comme celles concernant les assurances de navires ou l’exportation de brut vers un nombre limité de pays (voir JMM no 4911). Dans sa lettre hebdomadaire datée du 24 janvier, le courtier britannique Gibson Research précise que les exportations de GNL et de GPL demeurent interdites à la République islamique. Ce pays va toutefois pouvoir se lancer « dans un processus de reconstruction de son industrie pétrolière et gazière ». Les exportations de brut de Téhéran ne devraient pas immédiatement retrouver leur niveau antérieur à l’instauration des sanctions car « après des années d’isolement, le secteur de l’exploration/production doit rattraper son retard ». Pour cela, le pays doit trouver des compagnies étrangères prêtes à investir dans les puits existants ou dans de nouveaux pouvant être mis en production grâce aux dernières avancées technologiques auxquelles l’Iran n’a pu accéder à cause de sa mise au ban de la communauté internationale. Gibson explique que ces entreprises devraient être chinoises ou indiennes plutôt qu’européennes ou américaines, tout au moins à court terme. Les sanctions sont en effet suspendues pour une durée de six mois renouvelables, mais à condition que les négociations progressent significativement vers un accord définitif sur la question du nucléaire iranien. Ce dernier est considéré comme ayant des objectifs militaires par l’Union européenne et les États-Unis, ce que dément Téhéran.
Moins de stockage flottant pour les VLCC
Selon Gibson, pour augmenter ses exportations et ses revenus, l’Iran pourrait construire des raffineries, comme l’a fait l’Arabie Saoudite. Le pays pourrait alors exporter des produits pétroliers raffinés, en plus du brut. Le courtier britannique conclut sa lettre sur la situation de la flotte de VLCC de NITC. Les experts de Gibson espèrent que les dirigeants de la compagnie iranienne vont revenir à des pratiques d’affaires plus saines et « abandonner les subterfuges pratiqués depuis plusieurs années ». Il est probable que les VLCC de NITC vont reprendre leur navigation vers l’Est et ne plus être aussi largement utilisés pour du stockage flottant au large de Kharg Island. Gibson estime aussi que plusieurs des VLCC les plus anciens de la flotte de NITC devraient se retrouver en cale sèche pour des réparations au cours des prochains mois.