Depuis le tout début de l’année, le président et le secrétaire général du Conseil supérieur de la marine marchande étaient bien seuls. En effet, la 3e année du mandat des 39 membres du Conseil était arrivée à échéance le 3 janvier 2013. Depuis le 26 février, date de parution au JO de l’arrêté du 19, le Conseil a retrouvé une certaine consistance et certains de ses membres quasi immortels.
Le CSMM est organisé en quatre collèges: les représentants de l’État (ministères des transports, de l’économie, du budget, des affaires étrangères, de la défense et de l’outre-mer); les représentants des organisations professionnelles (armateurs, portuaires, manutentionnaires); les représentants des syndicats représentatifs de la marine marchande et du personnel portuaires; et les personnalités qualifiées.
La pérennité des représentants syndicaux est étonnante: sur les douze personnes, neuf sont au moins des « redoublants ».
De source interne, les préoccupations exprimées par les syndicats d’employés sont les suivantes: l’enseignement maritime dans son ensemble; la piraterie; le pavillon français et la modernisation de la loi de 1992 portant sur le transport du brut importé. Ces thèmes sont d’une actualité brûlante: l’ENSM songe à faire payer ses boursiers; l’éventuelle présence de gardes armés sera un jour examinée dans le futur nouveau livre blanc de la Défense; la problématique du pavillon sera présentée d’ici à la fin de l’année; et l’extension aux produits raffinés et au gaz naturel de la loi de 1992 a déjà été évoquée par le ministre de tutelle lors des assises de la mer de novembre dernier.