Ca y est, c'est fini ? Tourne-t-on enfin le dos à la crise économique de 2008 ? Les indices montrent une reprise de certaines économies notamment aux États-Unis, dans certains secteurs en Chine ou même dans l'automobile en France. Doit-on remettre à l'ordre du jour le dicton de nos pères : « quand l'auto va tout va » ? L'économie est convalescente. Pendant cette crise, les sociétés maritimes et portuaires ont été sévèrement bousculées. Certaines sont dans une situation économique difficile. Le groupe CMA CGM en est un exemple typique. Il est aujourd'hui confronté à des remèdes de sortie de crise. Banquiers français et coréens, chantiers navals et créanciers se penchent sur son chevet pour dresser un protocole de soins. Certains ont souhaité que le président du groupe, Jacques Saadé, n'occupe plus qu'un poste sans pouvoir opérationnel. Il le refuse. Cette période de pré-sortie de crise révolutionne le monde des salons. On en vient à demander la tête des patrons. Et ces changements ne sont pas exclusifs. Ils touchent aussi l'univers des salariés. En France, des représentations d'armements font régime en licenciant. Pour reprendre leur activité au printemps de la croissance économique, les entreprises maritimes et portuaires auront besoin de toutes leurs forces, et donc surtout des salariés. Investir aujourd'hui sur l'humain c'est se prémunir contre les maux de ces derniers mois. Un constat qui vaut aussi pour l'administration.
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