Faisant partie des trois ports français doté d'un hélicoptère, elle a acquis en juillet 2008 un biturbine du type EC 135 T2 disposant d'une avionique nouvelle, plus puissante et plus sûre pour les opérations de treuillage. Pour rappel, près de 60 % des actes de pilotage sur les terminaux portuaires bordelais se font par hélicoptère. De plus, une nouvelle vedette multimission, actuellement en construction à Safehaven en Irlande, devrait être livrée à l'été 2010. « On se prépare également à faire des essais sur un simulateur de manoeuvres dans le cadre de l'étude sur le franchissement du futur pont Bacalan-Bastide. Ces essais ont beaucoup de retard, mais on en profite pour relancer la réflexion sur l'urgence de se doter d'un tel simulateur. Il nous permettrait de nous entraîner, de voir la faisabilité de l'accueil de certains navires notamment de croisière et de rassurer les investisseurs éventuels qui souhaiteraient venir sur le port », note Christophe Reux, président du service de pilotage de Bordeaux.
La société de lamanage du port de Bordeaux, qui emploie 20 salariés et accuse une baisse de 6 % de son chiffre d'affaires en 2009, s'est doté en 2008 d'une vedette polyvalente et en 2009 d'un camion vire amarre muni d'un cabestan électrique améliorant leurs prestations pour notamment les porte-conteneurs escalant au Verdon.
Deux nouveaux remorqueurs
Côté remorquage, la société RM Thomas qui intervient à Bordeaux depuis 2002 a aussi mis la main à la poche à travers l'achat de deux remorqueurs neufs, l'un livré en 2008 et l'autre en 2009 pour un montant total de 9 M¤. « Quand on a un chiffre d'affaires de 4M¤, c'est un investissement important. On aimerait bien que les risques financiers que l'on prend soient confortés par des activités. Le projet de terminal méthanier notamment nous aurait aidés à les financer », témoigne Claude Thomas, dont le fils Loïc Thomas fait partie des démissionnaires du conseil de développement. « Nous avons également cette année fait une demande auprès des Affaires maritimes pour réduire l'effectif de nos équipages à trois au lieu de quatre sur nos nouveaux remorqueurs. Les réponses traînent. On sent un blocage au niveau de l'État qui apparemment ne veut pas prendre en compte une réalité européenne. Comment alors rester compétitif ? Si on augmente nos tarifs, les armateurs risquent de partir ».