Quel avenir pour le Verdon ?

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Privé de son projet méthanier, le terminal du Verdon et son avenir reviennent de plein fouet sous les feux de la rampe. Le temps est bien fini où ce terminal réceptionnait, dans les années 60 à 80 près de 100 Mt de pétrole avant que le premier choc pétrolier ne stoppe l'activité des raffineries de Pauillac et d'Ambés. Depuis le Verdon ne cesse de voir ses activités se réduire. Actuellement, seul l'armateur MSC occupe la place avec son trafic conteneurisé. L'armateur Delmas, racheté par CMA-CGM, a quitté dernièrement le terminal, ses trafics ayant été reportés sur Bassens. Un projet de plateforme logistique de 50 000 m2 mené par Urban Real Estate, société de développement de projet immobilier, était bien envisagé, mais ce dernier a dû renoncer en raison de travaux aux coûts prohibitifs. Le Verdon continue donc de vivoter. Ce terminal a pourtant de nombreux atouts : des terrains, une desserte ferroviaire, des tirants d'eau de 12 m et un accès aux navires évitant les 6h de remontée vers Bassens, par ailleurs saturé au niveau foncier. Mais, on ne peut ignorer ses points faibles : des terre-pleins non viabilisés, une desserte routière malcommode et surtout des zones de consommation éloignée. Comme « incités » par le secrétaire d'État au transport, une aide financière sera donnée par l'État pour aider à la prospection d'investisseurs, les commerciaux du port arriveront-ils enfin à séduire des opérateurs ?

« On a actuellement des contacts avec des armateurs qui regardent le marché et voient que Bordeaux est en forte hausse sur ces trafics conteneurisés. Ils réfléchissent à la possibilité d'intégrer une escale à Bordeaux dans leur service. Parallèlement, MSC veut se développer, mais les marges de progression ne sont pas énormes au regard de notre hinterland. Un vrai développement du trafic ne pourrait passer de toute façon que par des implantations industrielles », analyse Laurence Bouchardie, responsable du trafic conteneur au GMPB. Selon Jean-Paul Sandraz, président du conseil de surveillance au port, « le port a bien quelques idées qu'on mettra à l'épreuve du feu, mais qui ne peuvent en aucun être des projets alternatifs à celui du terminal méthanier. Il nous faut trouver un investisseur apportant un projet solide car la situation du Verdon est fragile. Pour cela, il faut cependant que les collectivités locales du Verdon se montrent plus encourageantes afin de sécuriser les investisseurs ».

Navette ferroviaire

L'activité de la navette entre Bruges et le Verdon est suspendue depuis six mois ; le seul utilisateur, l'armateur Delmas, qui faisait de 3 000 à 3 500 conteneurs par an ayant arrêté ses touchers au Verdon. Pour autant, le port, propriétaire des wagons, réaffirme sa volonté de remettre la navette sur ses rails. Il travaille actuellement avec MSC pour la mise en place d'un opérateur ferroviaire de proximité sur la base de deux à trois liaisons par semaine. Cependant des travaux entrepris par RFF sur la zone de fret de Bruges risquent de retarder ce projet. Les négociations battent leur plein.

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