Fin janvier 2009, la violente tempête Klaus a sévi sur les massifs landais et mis à terre près de 40 M de m3 de bois. Aussitôt des réunions entre opérateurs et chargeurs portuaires, le GPMB et les coopératives de sylviculteurs ont été organisées. Du côté du port, 56 000 m2 de terre-pleins en première zone, sur Bassens et le Verdon, ont été mis gratuitement à disposition pour stocker ou empoter les bois. Dès la mi-mars, les premières exportations conteneurisées démarraient via les deux armateurs, MSC et CMA CGM. Direction l'Asie. « Suite à la tempête de 1999, les bois avaient eu pour destination les papeteries espagnoles et portugaises. Ce scénario n'était pas possible en 2009, l'Espagne étant durement touché par la crise économique. On a donc capté un nouveau marché, la Chine et un peu l'Inde, pays très demandeurs de ces produits pour la fabrication de panneaux et de meubles. En raison des destinations lointaines et de taux de fret intéressants, la conteneurisation a donc été privilégiée », explique Jérôme Saura, responsable du trafic bois au GPMB. Depuis septembre, une autre forme d'exportation a pourtant débuté, avec des navires plus petits transportant des bois en vracs vers des pays européens (Allemagne, Italie, Belgique..), le résultat de propositions techniques et tarifaires intéressantes de la part des manutentionnaires, en concurrence, sur ce créneau, avec le port de Bayonne.
Au total durant l'année 2009, les trafics de bois représenteront ainsi entre 250 000 t à 300 000 t (dont 100 000 environ de vracs). Soit 100 000 t de moins qu'en 2000, suite à la tempête de 1999. « On aurait pu cette année exporter beaucoup plus si les sylviculteurs n'avaient pas préféré stocker une partie de la marchandise et si la distribution des aides de l'État avaient été plus rapides », précise Jérôme Saura. Durant l'année 2010, ce trafic devrait sans doute perdurer. « On sent que ça repart doucement dans les scieries, mais tout dépendra des taux de fret, de la poursuite des subventions et de la volonté de sylviculteurs de vendre maintenant. Il faudra aussi désormais compter avec la centrale électrique par biomasse de Smurfit, qui consommera 800 000 t par an de bois, ce qui peut impacter sur les exportations maritimes ».