Journal de la Marine Marchande : Quel programme d'action prévoyez-vous au sein de l'UMPB ?
Henri-Vincent Amouroux : Nous allons poursuivre notre rôle d'animation pour la mise en place du système informatique AP+, en collaboration avec le port et la direction régionale des douanes. D'énormes progrès ont été réalisés. En 2009, ce système d'enregistrement électronique des droits de port et de marchandises a été étendu à tout type de marchandises, alors qu'auparavant il ne concernait que les conteneurs. Cela ne se fait nulle part ailleurs. Bordeaux est à la pointe de l'innovation dans ce domaine. Cette dématérialisation, qui évite les liasses de papier, permet aux services des douanes d'améliorer les flux documentaires, de libérer plus rapidement les marchandises et de sécuriser la perception des droits de port. C'est une réussite.
JMM : Améliorer les accès terrestres reste également une de vos préoccupations ?
H.-V. A. : Oui, toutes les activités logistiques notamment sur Bassens et Ambés sont touchées par une absence de fluidité. Même si la côte de la Garonne à Bassens a été réaménagé ainsi que des ronds-points, l'accès au terminal reste problématique. Sur la nationale allant au Verdon, certaines déviations n'ont pas été réalisées et ne sont pas programmées. L'abandon du projet du grand contournement paraît, de plus, être une erreur grave. C'est un dossier qui doit être repris sans polémique. Enfin, nous avons sollicité l'extension de 100 Km à 150 Km pour le pré et post-acheminement par camion de 44 t autour de chaque terminal, au regard de l'hinterland de Bordeaux qui est assez clairsemé en termes d'industries. Je crois que nous avons été entendus.
JMM : Comment, selon vous, évolue le port de Bordeaux ?
H.-V. A. : Il continue de se moderniser avec l'arrivée de deux remorqueurs modernes, d'un hélicoptère pour le pilotage... On a pas mal d'atouts, mais nous sommes confrontés à la fragilité de l'hinterland peu développé sur le plan industriel.