Dans un article publié le 14 mai par le quotidien allemand DVZ, le président de l'Association allemande pour la Construction Navale et les Techniques Maritimes (VSM) demande une intervention de la banque d'État KfW pour aider à la sortie de la crise. « Nous sommes en conversation pour que la banque KfW Impex prenne en charge le rôle des banques d'affaires qui se retirent toujours plus du financement des navires », a indiqué Werner Lundt, de l'Association pour la Construction Navale et les Techniques Maritimes (VSM), lors de la présentation de son rapport annuel.
Les chantiers affrontent de sérieuses difficultés qui nécessitent la mise en oeuvre de moyens financiers importants. Aussi l'admission des chantiers allemands dans les programmes spéciaux de KfW pour le financement des entreprises permettrait de prendre ce sujet à bras le corps. Werner Lundt esquisse les principales difficultés pour les chantiers navals. « Les instruments financiers sont finalement trop onéreux. Les procédures décisionnelles sont de trop longue durée, et il est encore difficile de trouver des banques d'affaires prêtes à supporter le risque résiduel de 10% en résultant. »
Les chantiers allemands sont toujours actifs, malgré une nette tendance à la fonte de leurs carnets de commandes. Fin mars, les carnets de commandes comprenaient 139 ordres d'une valeur de 11,5 Md¤, contre 239 navires à construire pour 15,4 Md¤, au premier trimestre 2008. « Depuis octobre, 48 navires ont été résiliés », a indiqué Werner Lundt. Bien plus, selon la VSM, quelques 25 commandes sont « fortement menacées ». De ce fait l'état de la branche serait « très préoccupant » et pourrait s'aggraver en 2010 pour les principaux chantiers quand le nombre des commandes sera épuisé. D'ici là les insuffisances d'activité pourraient être surmontées par du chômage partiel.
Werner Lundt pense que la tâche du Gouvernement fédéral en ce domaine est surtout d'accorder une pause aux entreprises en sécurisant les commandes restantes. C'est seulement ainsi qu'il serait possible pour les chantiers d'adapter leur gamme de production à des types de navires de haute technologie pour pouvoir subsister dans un marché international déterminé par des surcapacités élevées.