Après trois ans à la tête du site brestois de DCNS Brest, Gérard Solve s'en est allé, appelé auprès de son Pdg, Patrick Boissier, pour s'occuper de la partie export du groupe. Le 1er septembre, il a laissé sa place à Christian Laurent qui, ayant débuté sa carrière chez Citroën, l'a poursuivie chez Thomson-CSF (aujourd'hui Thales) puis dans le groupe Bastide avant de rejoindre DCN (aujourd'hui DCNS) en 2002.
Le passage de relais a permis de revenir sur les faits notables survenus à DCNS Brest ces trois dernières années. Parmi eux, on note une baisse d'effectifs d'une centaine de personnes par an (2 700 à l'heure actuelle), un taux de disponibilité des navires de la marine nationale qui est monté à 73 % et une poursuite de la diversification (maintenance de centrales nucléaires civiles, construction de bases navales, énergies marines renouvelables...). Des éléments qui ne doivent pas cacher qu'une véritable page d'histoire se tourne en ce qui concerne la construction navale militaire brestoise. « Nous n'avons plus l'outil industriel pour construire un BPC ou un porte-avions, admet Gérard Solve. Si des sociétés ferment leurs portes après un trou de commandes de 6 mois, nous, nous en comptons un de 6 ans... Un outil industriel n'est rentable que s'il travaille en continu. On ne peut malheureusement pas conserver en l'état un outil industriel qui ne sert que deux fois par décennie. » DCNS Brest va ainsi se concentrer sur la maintenance des navires de la marine nationale. Dès l'an prochain, la refonte des SNLE et leur adaptation au missile M51 va d'ailleurs fournir 90 mois de travail, soit une dizaine de millions d'heures.