C’est en 1993 que MSC redevenait maître de son destin en ce qui concerne la desserte de l’Océan Indien; l’épisode Miara étant terminé. Le dernier consortium totalement intégré, le Capricorne, a dispararu en juin 1996. Depuis MSC a maintenu vaille que vaille un service hebdomadaire à jour fixe. Aujourd’hui, Port-Réunion est desservi par le service hebdomadaire Nord et Sud-Europe/Australie, dont le délai de mer est significatif. De plus la taille des navires est, elle aussi, significative pour le port-Est. Ce qui explique une bonne partie du message de Stephan Snijders, directeur général de MSC France: « il nous faut des mètres linéaires de quai supplémentaires et plus de profondeur d’eau. Les infrastructures actuelles correspondent provisoirement aux besoins mais ne permettent pas d’envisager le développement d’une réelle activité de transbordement alors que les rendements de la manutention sont excellents. Certes les coûts de manutention sont supérieurs à ceux de Maurice mais ces derniers sont en augmentation ».
Stephan Snijders a une vision d’avenir pour le port-Est: allongement de la darse et transfert des voitures et des marchandises diverses sur le quai minéralier afin de dédier toutes les surfaces de la darse aux conteneurs. L’idée de créer une sorte de « Port Est 4XL » mériterait d’être creusée surtout s’il est possible d’impliquer financièrement la compagnie afin de limiter le caractère volatile du transbordement.
Concernant la part de marché de MSC et la gestion de ses équipements, le directeur général se refuse à tout commentaire.