Injustice ou désinformation?

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Le credo social du p.d.-g. de la Cor a pris, en octobre, une singulière dimension « grâce » au site www.zinfos974.com. En effet, selon ce média, le 28 octobre, la commission d’arbitrage de la confédération générale des Scop a reçu les représentants des 203 dockers, la plupart aujourd’hui retraités, qui contestent la façon dont ils ont été « évincés » de la Cor en août 1994, dans la plus parfaite indifférence. Au terme d’une série d’actions, ils réclament une indemnité de 3 M € pour une centaine d’entre eux, voire, la réintégration des 103 autres; ce dernier point n’étant pas récurrent dans les différents articles de Zinfos.

Jacques Virin confirme que « la COR a été effectivement entendue dans le cadre de la commission d’arbitrage de la Confédération générale des Scop. D’anciens dockers prétendent avoir été écartés abusivement de notre coopérative. Or les modalités de départ de ces anciens dockers étaient celles établies lors de la réforme portuaire appliquée à la Réunion en 1994. En aucun cas, ces personnes n’ont été licenciées ou mises à la retraite par la COR. Toutes ces personnes ont quitté volontairement la profession ou ont intégré d’autres entreprises de manutention, ce qui, par ailleurs, a motivé la suppression du BCMO. »

Dans la pratique du droit coopératif, les associés travailleurs sont des associés salariés, titulaires d’un contrat de travail. Ces personnes n’étaient pas titulaires d’un contrat, donc non associées travailleurs. On les assimile à des associés extérieurs et selon l’article 29 de la loi des coopératives de 1978, la société coopérative ouvrière de production a la faculté de rembourser les parts appartenant à ceux des associés qui ne sont pas employés dans l’entreprise.

C’est ce qui a été fait à l’époque par le Conseil d’Administration en place.

Une coopérative ouvrière de production est une association de travailleurs (qui travaillent réellement). Aujourd’hui, les conditions de leur départ volontaire en retraite qui leur permettaient de toucher pendant 10 ans 75 % de leur salaire font qu’ils se retrouvent effectivement avec un revenu moindre.

Poussés par une main invisible, ils croient dur comme fer qu’ils ont été spoliés. La justice a par deux fois déjà débouté l’affaire. Mais la concurrence a la dent dure. Quinze ans après, elle n’a pas digéré notre présence et surtout notre réussite. Tous les moyens sont bons y compris celui de se servir des médias pour faire publier de l’intox à travers la manipulation d’anciens dockers qui ont quitté la profession après un plan de réforme portuaire.

Ainsi non seulement sont mis à mal l’image et la réputation de notre société mais aussi celle du mouvement coopératif.

En dénaturant complètement les faits et le droit applicable, sont portées régulièrement sur la place publique les données erronées et polémiques de ce problème de retraite d’anciens dockers issu de la mensualisation en 1994, qui n’ont jamais été licenciés ou mis à la retraite par la COR. Cette épreuve, bien que courante dans la vie de toute entreprise, nous touche d’autant plus que notre structure même est tournée vers la dimension humaine. Ce qui pour nous est une valeur fondamentale apparaît aujourd’hui comme une image superficielle et feinte de la dimension de la COR.

Heureusement, deux points positifs ressortent de cette histoire:

– d’une part, la solidarité renforcée de l’ensemble du personnel qui dans ce contexte, a encore plus à cœur de défendre ses valeurs, de montrer ses compétences et de développer son entreprise;

– d’autre part, la confiance inébranlable de nos clients ».

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