Un colloque pour un nouveau pas législatif international

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Les chiffres sont connus. Au 1er janvier 2008, plus de 50 000 navires commerçaient sur la planète combinant un volume de 728,3 Mt de marchandises. Combien de tonnes de résidus huileux produisent-ils? Le calcul, même à la louche, est malaisé. Malgré les conventions internationales (Marpol 73/78, directives européennes 200/59, décret 2003-920), les dégazages sauvages en mer continuent à dominer. Et les ports ne sont pas, très souvent, équipés pour recueillir les déchets d’exploitation des navires.

La conférence internationale sur « la gestion écologiquement rationnelle des résidus produits par les navires » qui s’est déroulée à Marseille du 24 au 26 novembre, se propose d’établir un nouveau pas. « Les temps sont mûrs », a proclamé Pierre Portas, président de l’ONG WE2C (Waste Environment Cooperation Centre) organisatrice du colloque patronné par le ministère de l’écologie, de l’énergie et du développement, l’UE, la convention de Bâle, le port de Marseille-Fos et la Région PACA. « Il y a urgence à renforcer les législations internationales environnementales qui contrôlent les mouvements transfrontières de déchets et qui visent à en assurer une gestion protégeant la santé et l’environnement ».

La Méditerranée, laboratoire grandeur nature. Plus facile à dire qu’à faire! Les trois sessions et deux ateliers (Certifications standards et Traçabilité des résidus mer-terre) ont tenté de déblayer le sujet et d’établir des propositions concrètes. Nous y reviendrons. Parmi les discours d’ouverture, Frédéric Meyer, vice-président transport fluvial et maritime de la Région PACA, s’est fait remarquer en demandant un moratoire méditerranéen en quatre points. Le renforcement du statut juridique des eaux méditerranéennes avec une extension des compétences en mer des états riverains au-delà de la limite des eaux territoriales (par des créations, de zones écologiques protégées). Un budget adapté à l’acuité des problématiques maritime en particulier celui des pollutions, avec la création de fonds de convergence et d’un fond multilatéral suffisant doté (Med région et Med funds). Une nouvelle gouvernance de l’espace méditerranéen impliquant une coopération étroite entre les niveaux international, national, régional et local. Et enfin, la mise en place d’une politique maritime intégrée à l’échelle du bassin en cohérence avec l’initiative euroméditerranéenne.

Mer fermée et espace de contact nord-sud, la Méditerranée servirait ainsi de laboratoire grandeur nature de la préservation des océans.

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