La réforme portuaire refait parler d’elle sur le port de Marseille-Fos. Le 24 et le 25 novembre, des mouvements sociaux ont affecté les terminaux pétrole et le terminal de Mourepiane. Des assemblées générales organisées par la CGT ont coïncidé avec des arrêts de 4 heures en fin de shift. Ce qui sème une certaine pagaille.
Si curieusement, le terminal conteneur de Fos est épargné par ce frémissement, c’est qu’il semble que le passage des portiqueurs vers le privé semble y avoir été calibré. Autrement dit, les conditions financières du transfert seraient réunies. Même si de leur côté, les manutentionnaires continuent de se plaindre de n’avoir aucun élément sur les conditions et le prix de la cession de l’outillage qui conditionne l’embauche des hommes.
Il en est différemment du côté des terminaux pétrole. Faute, un long moment, d’avoir des candidats pour la reprise privée de leur exploitation, la direction de l’ex-PAM avait envisagé la filialisation de l’activité. Les pétroliers auraient réussi à se mettre d’accord pour, finalement, assurer une gestion privée de ces installations. La nouvelle n’appartient pas encore au domaine public, mais elle a déplu forcément à la centaine d’agents, noyau dur syndical, qui avaient, involontairement, allumé la mèche de la réforme par l’interminable grève des hydrocarbures en mars 2007. Le train de la privatisation des activités portuaires est irrémédiablement lancé sur ses rails. Mais, on n’y échappera pas. Marseille-Fos ne lui épargnera pas quelques cahots.