Les cinq organisations syndicales du chantier naval Aker Yards de Saint-Nazaire avaient rendez-vous jeudi 9 octobre à Bercy pour découvrir les termes de l’accord entre STX (nouvel actionnaire majoritaire du groupe norvégien Aker Yards) et l’État, promis par Nicolas Sarkozy lors de sa rencontre avec salariés du chantier nazairien, le 5 septembre.
« Le représentant de l’État n’a pas tenu à nous le montrer. Il nous a dit ne pas avoir l’autorisation du conseil d’administration. Seul, son contenu nous a été précisé et commenté », a indiqué l’un des membres de l’intersyndicale. Dans le cadre de cet accord, il est toujours prévu que l’État entre dans le capital de STX France (Saint-Nazaire plus Lorient), détenu à hauteur de 25 % par Alstom. La date butoir est fixée au 31 décembre prochain. Il est également prévu que STX s’engage à ne pas développer d’activité concurrente (paquebots) hors de l’espace économique européen pendant 10 ans, prolongeable de 8 ans sur demande de l’une des parties.
En outre, le conflit en cours avec l’armateur américain NCL, qui remet en question la commande de l’un de ses deux navires (JMM du 10/10/2008, p. 7), rend les syndicats inquiets.