L’entreprise Union de Remorquage et de Sauvetage (URS) doit désormais tenir compte de la présence d’un concurrent opérant sur l’Escaut, à savoir la firme Antwerp Towage, une émanation de l’Allemand Fairplay et du Néerlandais Multraship dont le premier cité détient 50 %. C’est donc la fin d’un monopole sur l’Escaut.
Le nouveau venu aligne quatre remorqueurs présentant une force de traction de 65 tbp. Cette apparition intervient à la demande des armateurs, qui depuis longtemps insistent pour une alternative, qui doit évidemment contribuer à baisser les coûts. Ce n’est pas la première fois que l’on enregistre des tentatives de pénétration sur ce marché. Le Néerlandais Kotug a manifesté une intention sans plus. L’Allemand Bugsier à stationné un remorqueur à Anvers, qu’il a retiré assez rapidement. Enfin, le manutentionnaire PSA bien présent à Anvers dans le secteur de la manutention portuaire, envisageait de créer une entreprise de remorquage, activité qu’il pratique d’ailleurs à Singapour. Ce projet n’a jamais vu le jour. Cette fois, la situation est différente. Antwerp Towage est bien déterminée à s’imposer. En outre, Anvers va avoir besoin d’une capacité croissante en remorquage. La multiplication des grands porte-conteneurs de 9 000 EVP et 10 000 EVP, bientôt 12 500 EVP avec MSC, va exiger un plus grand nombre d’unités, ceci afin de respecter le timing des départs – en fonction des fenêtres de navigation – et des arrivées.
Sur cette scène du remorquage anversois, ne subsistera qu’un monopole; celui des services de remorquage du port dans les bassins.