De bons échos des professionnels

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Pour Younnick Guillôme, l’un des deux fondateurs de Click & Sea, il est dans la nature des choses qu’un cabinet de recrutement organise après quelque temps, un salon spécialisé. Cela était prévu pour 2009, mais une forte demande des employeurs a « précipité » le mouvement. Tout le monde ou presque convoite le profil « maritime »: les armateurs cherchent des officiers; le Club-Med des moniteurs de sport nautique; et d’autres, des profils « transversaux » comme des comptables, etc. Quelques heures après l’ouverture du salon, quelques témoignages pouvaient être recueillis.

Les besoins de la SNCM sont clairs: il manque une dizaine d’officiers pont et machine, compte tenu de la flotte actuelle. Pour attirer les jeunes « talents », les représentants de la compagnie mettent en avant les périodes d’embarquement: 10 j/10 j l’été et 21 j/21 j hors saison, en moyenne. Le personnel navigant est rarement loin de son domicile en cas d’urgence. La présence de Veolia au capital de la SNCM facilite les reconversions à terre, en particulier pour les mécaniciens. « Ces derniers sont en effet particulièrement recherchés pour les grosses usines de Véolia Environnement », souligne-t-on. En revanche, il n’existe aucun besoin en ADSG.

Au stand Marfret, le « grand » nombre de CV déposés d’officiers et de sédentaires constitue un motif de satisfaction. Marfret cherche huit officiers navigants; deux officiers sédentaires et trois salariés pour les agences et le siège.

Chez CMA CGM, l’idée est de recruter actuellement entre 40 et 50 sédentaires afin de se constituer un « vivier » pour répondre aux besoins à court terme. Il est en effet question de recruter environ 200 personnes en 2008.

Sans indication chiffrée disponible, CMA CGM recherche également des officiers de tout niveau, principalement « ENIM ». Quelques « non-ENIM » devraient embarquer sur la trentaine de navires immatriculés en Grande-Bretagne. La compagnie aimerait également recruter du personnel d’exécution pour les unités immatriculées au RIF.

Spécialisé dans l’ingénierie pétrolière, Technip ne recherche pas d’officier de marine marchande. L’armement de ses 14 navires ne semble pas être une préoccupation « française ». La responsable des ressources humaines de Groupama Transport était plutôt satisfaite du nombre et de la qualité des CV déposés. Pour quelques postes d’experts conseillers en assurance corps, l’assureur cherche d’anciens officiers mécaniciens. La « connotation métiers de la mer » est parvenue à filtrer assez correctement les candidats, a-t-elle conclu. Bourbon a vu beaucoup de visiteurs, mais « pas beaucoup de marins dont nous avons besoin » note Thierry Buzulier, directeur délégué des ressources humaines. Par la visibilité que ce salon a apportée aux entreprises liées aux activités maritimes, il estime que cette manifestation est néanmoins un succès. Pour l’année prochaine, il verrait assez bien la présence d’un stand de l’enseignement maritime avec la présence de professeurs et une ouverture de la « cible » des visiteurs vers les élèves de 1re ou terminale de la région parisienne.

Ces quelques témoignages laissent donc penser qu’il y a matière à renouveler l’expérience.

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