Souvenez-vous… 1973, une voix sortie tout droit du dernier épisode de la série des Incorruptibles présente un nouveau soda: il ressemble à de l’alcool, il a la couleur de l’alcool, mais ce n’est pas de l’alcool. Cette réclame pour Canada Dry a fait des émules. Trente-cinq ans après, ce slogan n’a pas fini de plaire. Pierre Hanon, président de l’Union maritime et portuaire de France (UMPF), l’a remis au goût du jour. Il craint que le texte de loi sur les ports autonomes ne soit en fait qu’une « réforme Canada Dry qui ressemblerait à une réforme, mais que ne traiterait qu’une partie des problèmes ».Et il va encore plus loin. Il redoute que ce plan reprenne « par manque de courage ou de clairvoyance, les vieilles recettes qui ont fait nos échecs collectifs passés ». Rassurez Pierre Hanon! Les négociations entre partenaires sociaux durent depuis plusieurs semaines maintenant. Certes, les syndicats montrent de la réticence sur certains points, mais les manutentionnaires et les autorités portuaires ont su démontrer leur volonté à voir aboutir les fondements de ce texte. Mais ce que redoute peut-être encore plus l’UMPF, c’est la place qu’auraient ses membres dans la nouvelle organisation? Aujourd’hui présents dans les conseils de surveillance, organe de décision des ports, ils seraient relégués dans le conseil de développement, un organe consultatif.
Édito
Une réforme « Canada Dry »
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