Parti de Honfleur le 13 avril, comme le navigateur et cartographe français Samuel de Champlain il y a quatre siècles, il doit arriver le 2 juillet au soir à Québec, qui célébrera son 400e anniversaire le lendemain. Son voyage de 100 jours se terminera à Toulon fin août. Il sera entrecoupé d’escales de prestige: La Rochelle (7-8 mai); Bordeaux (17 au 17 mai), ville jumelée à Québec depuis 1962; Boston (19 au 19 juin) car Champlain fut le premier cartographe de la future Nouvelle-Angleterre; Halifax (25 juin) où embarquera pendant 10 jours le photographe Philip Plisson, peintre de la Marine; Québec (2-7 juillet) pour diverses festivités; Trois-Rivières (7 juillet); Montréal (8-13 juillet); Québec à nouveau (14 au 14 juillet), où le Belem sera associé au départ de la course transatlantique Québec/Saint-Malo; Chicoutimi; Rimouski où se trouve l’Institut maritime du Québec, le plus important du Canada; Gaspé (28 juillet), lieu de la découverte du Canada par Jacques Cartier en 1534; Saint-Pierre-et-Miquelon (30 juillet-1er août); Lisbonne (19 août). Le trois-mâts passera au large de l’île d’Anticosti, propriété du chocolatier Menier pour lequel il transporta du cacao au début de sa carrière marchande.
Le Belem, armé par 16 navigants professionnels issus de la marine marchande, embarquera aussi des stagiaires au cours de son périple, sauf entre Madère et Boston pour limiter la traversée à 17 jours, car les vents ne sont pas favorables.
Le Belem propose en effet des stages embarqués d’avril à septembre qui rencontrent un succès certain: 82 % de remplissage en 2005, 78 % en 2006 et 86,5 % en 2007. Le taux atteint 100 % pour le voyage aller-retour France/Québec, a indiqué le 7 avril au cours de la conférence de presse à Paris Paul le Bihan, président de la Fondation Belem. Celle-ci a pris en main le destin du navire en 1979 avec le soutien de son mécène, le groupe Caisse d’Épargne qui assure les deux tiers de son budget.