À l’origine de la société, il y a juste 11 ans, le choix de Georges Chapus était de réaliser un système maison avec une SSII aixoise. « C’était un outil très moderne, sophistiqué, mais qui était instable », se souvient-il. Délaissant les « bugs » à répétition, il trouve du secours avec l’informatique de Terminal de Normandie. « Il nous a bien dépannés. Financièrement aussi, l’informatique passait de la colonne des frais fixes à celle des frais variables. Et la rétribution s’effectuait au mouvement, je ne payais que si je m’en servais. »
Malgré ces avantages, Seayard a fini par acheter une licence Cosmos. « Nous avions du mal à avoir les modifications que nous souhaitions et puis il y avait des ruptures de communication avec Le Havre. Avec Cosmos, assurance nous était donnée d’un outil reconnu et d’une équipe de développeurs. » L’investissement d’une informatique en propre a pesé lourd. Dans ce cas, près de 1,3 M€. Mais la gestion et l’exploitation informatiques sont devenues vitales pour un manutentionnaire et au-delà pour l’ensemble de la chaîne. Son système informatique est en effet interfacé avec AP+. Une erreur de saisie sur un conteneur et la faute se répercute en série, au niveau du positionnement comme à celui du shipplaning, mais également sur la suite des conteneurs.
Aussi, depuis quatre ans, le manutentionnaire ne s’est jamais privé du service après vente. « Nous sommes en relation deux à trois fois par semaine avec la Belgique. On leur demande beaucoup de choses, surtout de faciliter le travail sur les quais. Ils sont d’ailleurs étonnés par notre réactivité. Il nous est arrivé de signaler des défauts que personne n’avait décelés. Notre intervention est plutôt pushing », se plaît à dire Georges Chapus.
Aujourd’hui, avec une moyenne de 40 EVP/heure, la société de manutention attribue au système informatique un regain de qualité et de productivité. Ces critères devraient encore s’améliorer avec la « gate automatique » sur laquelle les techniciens mettent la dernière main. Surprise, elle sera inaugurée avec plusieurs mois de retard sur les délais initialement prévus. « Les Belges savent aussi se montrer lents », lance en boutade le patron de Seayard.