Ce projet avait été présenté aux chargeurs européens lors du forum des ESC du 26 octobre dernier (JMM du 16/11/2007, p. 26). Désormais, le Germanischer Lloyd Certification va pouvoir proposer ses services aux opérateurs de terminaux afin de les comparer entre eux, selon une procédure unique, validée par les représentants des parties concernées (opérateurs de terminaux, chargeurs mondiaux, commissionnaires et armateurs).
Pour être certifié selon la « norme » CTQI (Container Terminal Quality Indicator), l’opérateur doit avoir mis en place un système de gestion spécifique. De plus, sont mesurés 7 éléments clefs de productivité du terminal (vis-à-vis du navire, par grue, par mètre linéaire de quai, etc.). Le total ne peut pas dépasser les 100 points, le minimum requis étant de 50.
Les treize facteurs internes (six liés aux équipements du terminal, sept à son organisation) sont également « notés » sur un maximum de 100 avec un plancher d’au moins 70. Les neuf facteurs externes de production (qualité des interfaces avec les modes terrestres de pré et post-acheminements, éventuelles restrictions des entrées maritimes ou des accès au terminal…) sont cotés sur 100 mais n’entrent pas dans le « benchmarking ».
À la fin de l’audit, l’opérateur de terminal se voit remettre (ou non) un certificat indiquant le nombre de mouvements réalisés durant la période analysée et les notes obtenues concernant la productivité et les facteurs internes. Membres du comité de Hambourg, Port of Singapore Authority, HHLA et Eurogate se doivent d’être parmi les premiers à demander à être certifiés.