Le port de Vancouver est le plus important port canadien avec ses 27 terminaux et ses 3 000 navires touchant chaque année ses 237 km de littoral. Son trafic global a gagné 3,7 % en 2006 pour atteindre 76,5 Mt.
Certaines hausses sont spectaculaires, comme l’export de canola (+ 48 %), alors que les céréales augmentent de 24,5 %. Les conteneurs font aussi un bond de près de 25 % s’établissant à 2,2 MEVP grâce au développement des importations asiatiques. Les produits forestiers (bois d’œuvre et pâte à papier), quant à eux, progressent de 8,5 %, les vracs liquides de 9,3 % (dont près de 10 % pour le pétrole). Des trafics reculent malgré tout, comme les croisières ou le charbon, le soufre et la potasse dans les vracs solides, alors que ceux-ci représentent tout de même 70 % du trafic global.
Ces tendances devraient se poursuivre cette année, en dépit d’un début d’année perturbée par la météo et la grève chez le transporteur ferroviaire CN. À long terme, le port mise particulièrement sur le marché des conteneurs. 5 MEVP y sont attendus à en 2020 alors que ce trafic devrait, selon les études, tripler sur l’ensemble de la côte Ouest nord-américaine. La direction du port s’y prépare activement. Sur le terminal Delta Port – qui comprend déjà deux quais à conteneurs à 40 km au sud de Vancouver – un programme de 150 M$ canadiens (97,4 M€) démarre. Il s’agit d’abord de rajouter un troisième quai, avant de doubler l’infrastructure en construisant trois autres quais, soit Delta Port 2. Le site passerait ainsi d’une capacité de 900 000 EVP actuellement à 3,2 MEVP. Ce n’est pas tout. Le terminal à conteneurs Centerm, exploité par P&O, vient de passer de 360 000 à 780 000 EVP. Celui, exploité par TSI et baptisé Vanterm, vient aussi d’être porté 600 000 EVP.
Par ailleurs, un programme de 30 M$ canadiens (19,5 M€) débute cette année concernant les systèmes d’information (suivi RFID) pour améliorer la localisation des marchandises et des camions et la communication entre les différents terminaux. La possession d’un permis spécifique pour les camionneurs entrant sur le port est obligatoire à Vancouver. Il s’agit à la fois d’assurer la sécurité, de limiter les goulots d’étranglement et de veiller au respect des normes environnementales. La direction du port se veut en effet exemplaire de ce point de vue et en avance sur la réglementation. Dès ce 1er avril, de nouveaux tarifs sont appliqués, les frais de port diminuant pour les navires respectant certains critères sur les émissions de particules, après inspection… De telles mesures existent dans certains ports américains.