2006 a été la meilleure année du port de Montréal depuis sa création, avec un trafic global 25,1 Mt, soit + 3,1 % par rapport à 2005. Le précédent record datait de 1980 avec 24,9 Mt. Les marchandises diverses ont progressé de 1,5 % à 11,8 Mt. Les marchandises conteneurisées contribuent le plus à cette dynamique, avec la cinquième année de hausse consécutive, pour un total de près de 1,3 MEVP. Le chiffre symbolique de 200 Mt de marchandises conteneurisées, depuis l’arrivée de la première boîte en 1967, a d’ailleurs été atteint en octobre dernier. Les marchandises diverses non conteneurisées, elles, reculent de 5,1 %, ceci étant essentiellement dû à des baisses sur le cuivre. Les vracs liquides augmentent de 4,3 % à 7,7 Mt. Les produits pétroliers essentiellement sont en forte croissance – notamment essences à moteur, huile diesel, mazout lourd et naphte –, avec 6,9 Mt. 2005 avait déjà été une excellente année. Deux raffineries sont en fonction à Montréal, appartenant à Pétro-Canada et à Shell. Les vracs liquides divers – bitume d’asphalte surtout, méthanol, vins et alcool – chutent de 30,6 %. Les vracs solides, de leur côté, enregistrent une croissance de 5 % à 5,6 Mt. Notamment grâce aux céréales qui ont représenté 1,4 Mt. Le trafic de passagers a concerné 47 escales et 40 565 personnes entre mai et octobre 2006, contre 44 escales et 35 359 croisiéristes pour la saison 2005.
Parmi les services lancés en 2006 entre le Canada et l’Europe du Nord, citons la ligne hebdomadaire Trans Atlantic 4 de Mærsk avec trois des navires de la compagnie, le service Montreal Express de MSC et Montreal Atlantic Express (MAX), de la ligne MOL, exploité via une entente d’affrètement de capacité de transport sur le nouveau service de Mærsk. L’année en cours devrait permettre de poursuivre la croissance, selon la direction du port de Montréal. Celle-ci a prévu d’investir 175 M$ canadiens (113,3 M€) d’ici 2011, dont 11,2 M$ (7,3 M€) consacrés à la sécurité. Déjà 8 M$ canadien (5,2 M€) y ont été affectés depuis 1998. Depuis novembre dernier, les mesures de sécurité concernant les conteneurs livrés par camion ou par train ont été étendues. Les conteneurs vides devront être scellés avant d’entrer sur les terminaux spécialisés, à l’image de ce qui se passait déjà pour les boîtes pleines.