Le 12 avril, l’Assemblée de Corse débattra pour donner son verdict sur l’appel d’offres pour la desserte maritime entre Marseille et l’Ile de Beauté. Le tandem SNCM-CMN devrait se succéder à lui-même. C’est ce propose le rapport de l’Exécutif qui conseille le choix du "groupement SNCM-CMN comme délégataire de service public entre Marseille et la Corse" aux conseillers territoriaux corses.
Selon ce document, l’offre de la compagnie concurrente, la Corsica Ferries, serait disqualifiée. Elle ne respecterait ni les prescriptions du cahier des charges, ni le règlement d’appel d’offres. Parmi les contre-indications, figure le non-respect du calendrier de mise en place de la DSP fixée par le règlement au 1er mai. La compagnie de Pascal Lota s’est d’ailleurs prononcée pour un report à l’autonome. Le contenu des propositions ne répondrait pas non plus, aux prescriptions en terme de capacités sur les trois lignes (Ajaccio, Propriano, Porto-Vecchio) sur lesquelles la compagnie s’est alignée.
Du côté du duo SNCM-CMN, le rapport souligne que "l’offre répond aux prescriptions du règlement particulier d’appel d’offres et du cahier des charges pour chacune des cinq lignes. Il a, en outre, révisé notablement à la baisse, ses demandes de compensation financière par une révision à la hausse des recettes et une révision en sens inverse de certaines charges".
Pour autant rien n’est joué, plusieurs procédures judiciaires engagées pourraient une nouvelle fois contrarier l’attribution de la DSP (101 M€). Sans compter l’enquête de Bruxelles sur les conditions de privatisation de la SNCM.