Le Girolata, cargo-mixte de la CMN âgé de 12 ans, vient de terminer sa cure de rajeunissement. Le chantier technique a duré trois semaines et a nécessité sa mise en cale sèche dans la forme 8 du Port autonome de Marseille (PAM). Les travaux ont essentiellement porté sur le carénage du navire et la chaudronnerie.
Pour revêtir la coque de son dernier-né, la Méridionale a choisi une peinture à la silicone. Ce revêtement trois à quatre fois plus onéreux que la peinture traditionnelle améliore la pénétration dans l’eau (gain de 1,5 %) tout en offrant une meilleure résistance.
Le chantier opéré par l’espagnol Union navale Marseille (UNM), récent repreneur de la CMR, a donné entière satisfaction aux responsables de la CMN. La prestation de l’UNM, qui a emporté l’appel d’offres pour lequel des chantiers italiens et espagnols étaient entrés en compétition, a été appréciée comme "sérieuse". "Nous considérons que la réparation navale marseillaise est repartie sur une pente montante."
Pour les 6 000 m2 de surface à peindre en quatre couches, 1 000 pots de peinture ont été employés.
Auparavant, le sablage de la coque a pris une semaine.
L’ensemble des travaux, y compris la pose de 3 000 m2 de moquette neuve, a représenté un investissement d’un million et demi d’euros. Le Scandola sera le prochain en arrêt technique programmé en janvier.
Faisant visiter le chantier à la presse, les représentants de la CMN n’ont fait aucun commentaire sur la situation qui oppose l’armement à l’équipe dirigeante de la SNCM. Ils ont affiché une confiance dans les prochaines évolutions.
L’UNM, une SAS unipersonelle
L’Union navale Marseille (UNM), filiale de l’Union naval Barcelona, a été créée à l’occasion de la reprise de la Compagnie Marseille Réparation, dernier fleuron de l’industrie navale marseillaise. La nouvelle entreprise, qui était domicilié à Paris, a établi son siège à Mourepiane sous la forme curieuse d’une SAS unipersonnelle au capital de 90 000 €. Son directeur général, Jordi Llaurado Alba, arrive de Barcelone.