Le dossier "hub Boulogne" prend un nouveau tournant.
Il est assorti du lancement d’un réseau de lignes à grande vitesse du bureau d’étude naval BGV International (Bureau Gilles Vatton, acronyme détourné en bateau à grande vitesse). L’armement norvégien Norferries, pressenti pour lancer la ligne Boulogne/Drammen, semble avoir pris du retard dans ses projets et privilégie momentanément une ligne Trondheim/Cuxhaven. Le port de Boulogne s’est alors associé à l’armement américain Eastwind Maritime SA et au port norvégien de Drammen pour déposer une demande d’aide européenne "Marco-Polo" au titre du programme II, ouvert en 2006 et doté de 400 M€.
Selon son représentant en France, Eastwind Maritime étudie le projet de très près sans autre commentaire, car rien n’est bouclé. Cet armement, propriété de ses salariés, exploite une flotte d’une centaine de navires dont 60 pour compte propre. Quoiqu’actif dans les vracs, les conteneurs et les navires-citernes, il concentre son activité dans le transport de produits sous températures dirigées.
De son côté, BGV International annonce dans un communiqué que "John Paul Airs, CEO de Chikara Shipping Ltd, a signé avec Christian Gauthier, p.-d.g. de BGV France, une lettre d’intention pour l’achat de cinq « BGV » navires à grande vitesse pour services ro-ro et passagers". Selon Jean-Louis Romanini de BGV International, trois seraient des navires de fret C160 d’une capacité de 94 semi-remorques et deux des rouliers à passagers RP 140, capables d’embarquer 1 500 passagers, 250 voitures et 10 autocars ou une centaine de remorques. Les routes concerneraient la Manche et la mer du Nord, en particulier Boulogne et Sheerness, port de la Tamise spécialisé dans la réception de primeurs. Une option sur quatre navires supplémentaires serait aussi prise. Il n’est fait mention d’aucun chantier de construction, mais le port de Boulogne s’attend à une commande ferme à la fin du mois.