Un chantier de réparation naval digne de ce nom

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Peu nombreux étaient ceux qui voyaient un avenir à l’entreprise R2N (Réparation navale nazairienne) en redressement judiciaire, lorsque le tribunal de commerce a accordé sa cession au repreneur Christian Mennesson, le 1er septembre 2004.

Après avoir gardé 37 employés de ses 54 salariés en CDI, et ayant pris le nom de Saint-Nazaire Marine, elle fait maintenant travailler 62 personnes. Ce qui prouve, si besoin est, qu’en deux ans, il y a une forte reprise de l’activité. "Ces deux années ont été basées sur une démarche de progrès pour faire venir des navires de plus en plus complexes, et honorer nos contrats", explique son président Christian Mennesson. Il a donc réussi à redonner une dynamique à la société.

En outre, il y a eu de gros investissements en matière de formation du personnel, d’organisation, aussi bien sur le plan administratif que sur le plan technique, ou de l’organisation des responsabilités, soit un millier d’heures de formation. "Tout cela contribuant à structurer la société, et à permettre petit à petit d’offrir des prestations pointues et de qualité", constate le président.

"Maintenant, nous avons une forte croissance de notre activité aussi bien dans le domaine de la réparation navale que dans des compétences extérieures, puisqu’en fait Saint-Nazaire Marine intervient et propose ses savoir-faire en mécanique, en chaudronnerie et en usinage pour d’autres entreprises du secteur industriel régional, pour le moment. Nous n’avons pas seulement une activité de réparation navale", souligne Christian Mennesson. Aussi, dans l’augmentation du chiffre d’affaires globale, il y a une part pour la diversification vers le secteur industriel et l’offshore.

Quatre formes de réparation

Sur les 16 premiers mois d’activité, Saint-Nazaire Marine a réalisé 4,5 M€ de chiffre d’affaires, dont 4 M€ les 12 derniers mois. Les prévisions pour l’année 2006 sont de 6 M€. Actuellement, le carnet de commande repose essentiellement sur l’entretien de la flotte locale: drague portuaire, sablier, transporteur de passagers pour les départements de Vendée, Loire-Atlantique et Gironde, navires de la Compagnie ligérienne de transport, le Belem, et d’une manière plus générale, les navires de passage sur les terminaux du port comme les butaniers, les pétroliers et les chimiquiers. Des navires d’une longueur de l’ordre de 150 m. Quatre formes de 117 m à 350 m de long, jusqu’à 50 m de large, propriété du port autonome, peuvent accueillir des navires en réparation.

En réparation navale pure, partant du principe que le port de Nantes/Saint-Nazaire "est l’un des port les plus dynamique de la côte atlantique, il se devait de disposer d’une alliance d’entreprises dans ce domaine pour apporter une offre complète aux navires. C’est aujourd’hui le cas avec la création de Saint-Nazaire Atlantique qui regroupe une quinzaine d’entreprises spécialisées. Chacune apportant son savoir-faire, son expérience et ses compétences", annonce Christian Mennesson, à l’origine de cette association. Saint-Nazaire Marine intervenant également comme maître d’œuvre alliant ses compétences et celles des autres entreprises locales spécialisées. Cette démarche se veut complémentaire, et en lien, de Pôle Marine, un regroupement d’industriels ligériens créé en 2001 à l’initiative des CCI de Nantes et de Saint-Nazaire.

Sur le projet des autoroutes de la mer au départ de Montoir pour Bilbao, Christian Mennesson estime que cela apportera une activité supplémentaire, et comme le port de Nantes/Saint-Nazaire dispose d’un chantier de réparation naval, c’est un atout supplémentaire pour installer cette autoroute dans l’estuaire ligérien.

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