Charles Génibrel demande au port "de faire, lui aussi, des gains de productivité"

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Lors de l’assemblée générale de l’UMNP (ex-Union Maritime de la Basse-Loire), qui s’est tenue à la fin juin, son président Charles Génibrel a affirmé la volonté des portuaires de la Basse-Loire de peser pour le développement de la place. Avec ses 60 membres et ses 4 associations de professionnels (SEMP, SACN, TLF Ouest overseas et l’UFMO), l’UMNP rassemble l’ensemble des compétences maritimes et portuaires qui font vivre le port. Elle représente 80 % des intérêts commerciaux maritimes et portuaires du Port autonome de Nantes/Saint-Nazaire.

Aussi, l’UMNP se veut un partenaire pour "codéfinir, codévelopper et codéfendre, avec l’administration portuaire et l’ensemble des partenaires locaux, régionaux, nationaux et européens, les projets qui participent à l’amélioration du rang de notre port". Elle se veut également "une force de propositions pour suggérer et proposer des améliorations, des actions de progrès, une vision globale de l’avenir de notre port qui favoriseront le développement économique de notre région". Mais Charles Génibrel se montre également très critique envers les politiques qu’il estime trop timorés sur des dossiers comme ceux du troisième franchissement de la Loire ou de Donges-Est. "Nous souhaitons qu’on nous laisse construire ces 50 ha", a-t-il expliqué, après l’annulation de l’arrêté préfectoral donnant le feu vert à l’extension du port à Donges-Est demandée fin juin au tribunal administratif par la commissaire du gouvernement (1). "L’espace encore libre à Montoir sera complètement occupé d’ici trois à quatre ans. Pour développer l’activité portuaire, il faut des accès, des quais, des zones logistiques", s’inquiète le président. "Si Donges-Est est refusé, c’est que l’État ne s’intéresse pas au développement du port. Et, ce n’est pas une question de financement", ajoute-t-il.

Les tarifs se discutent

Par ailleurs, il estime que le coût lié à l’amélioration des gains de productivité devrait être partagé avec le port: "Nous demandons au port de, lui aussi, faire des gains de productivité."

Il exprime également des craintes sur les perspectives de l’activité portuaire, en dehors des trafics énergétiques. À savoir "les trafics manutentionnés qui n’augmentent pas ou plus, le trafic roulier en très forte baisse depuis trois ans, le maintien de l’activité dans l’agroalimentaire, même si on est leader… Le développement d’un port se fait aussi avec les autres activités non énergétiques".

À propos des tarifs, des éléments ont été fournis cet été aux opérateurs par le port autonome afin de donner des bases pour discuter, courant septembre, de leurs montants. Outillage, droits de port des marchandises, des navires, sont concernés. Et pour la première fois, "nous allons parler des tarifs des locations du domanial: terrains bâtis et non bâtis", signale Charles Génibrel.

Quant au projet d’autoroute maritime transgascogne, entre Montoir et Bilbao, l’UMNP y est associée: "Nous soutenons ce dossier depuis le début. Le projet avance. Il y a une véritable volonté d’aboutir du port autonome et des collectivités."

La prise en charge douanière des marchandises peut se faire en ligne sur le port ligérien. Une convention entre les douanes et les opérateurs devait être finalisée ces jours-ci. C’est un progrès important pour la "dématérialisation" des procédures qui concernait déjà la déclaration des droits de port. La déclaration sommaire des marchandises pour la douane ne sera plus déposée physiquement par l’agent consignataire, mais sera certifiée par une signature électronique. Avec à la clé un gain d’efficacité et d’une optimisation économique.

1) Le tribunal administratif a rendu son jugement le 19 septembre dernier. Il estime que le projet d’aménagement portuaire résulte d’une nécessité technique impérative. Les requérants ont été déboutés. Ils font appel. D’autre part, le ministre des Transports vient de signer l’autorisation des travaux pour Donges-Est. Cette décision vient compléter celle prise par le préfet au titre de la loi sur l’eau. Le feu vert du ministre pour démarrer les travaux dépend maintenant de l’instance administrative et des recours en instance à Bruxelles.

Donges-Est: demande d’annulation de l’arrêté préfectoral

Cette demande d’annulation s’appuie sur une incompatibilité entre l’arrêté préfectoral du 13 février 2003 et le schéma directeur d’aménagement départemental de gestion de l’eau et du plan de développement de la Loire permettant au Port autonome de Nantes/Saint-Nazaire de s’étendre sur le site de Donges-Est (500 m de quai et 50 ha de terre-plein). Pourtant, en mars 2006, le CIACT (Comité interministériel de l’aménagement et de compétitivité des territoires) avait décidé d’engager cette année le projet de développement de ce site. Mais trois associations, Bretagne Vivante, LPO 44 et SOS Loire-Atlantique ont fait un recours commun pour dénoncer cet arrêté devant le tribunal administratif de Nantes.

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