Décidément, rien n’est jamais simple avec la réparation navale marseillaise. Alors qu’on pensait que le sort de la Compagnie Marseille Réparations (CMR), actuellement en dépôt de bilan, était réglé avec la reprise programmée depuis des mois de l’Union Naval Barcelona, filiale du groupe espagnol Boluda, les syndicats remettent en cause le processus. Les mêmes qui étaient presque allés chercher l’industriel barcelonais, l’accusent aujourd’hui de manquer "de crédibilité et de sérieux". Le différent aurait éclaté à partir du plan de charge des trois mois à venir. Quoiqu’il en soit, la CGT et la CGC, qui menacent de "déclencher un conflit majeur sur le port", se tournent vers un autre repreneur, le chantier naval génois San Giorgo Del Porto, qui avait fait acte de candidature au dernier moment.
Faut-il voir dans ce mouvement d’humeur une dernière manœuvre avant le 22 mai, jour où le tribunal de commerce doit statuer sur le plan de cession de la CMR? L’histoire se complique un peu plus par le fait que le PAM a concédé, au bout de deux tentatives, à l’Union Naval Barcelona l’amodiation des installations et outillages des formes de radoub 8 & 9, condition de la reprise de la CMR. Il semble que le contrat entre les deux parties n’ait pas encore été signé.