La cale sèche de Concarneau se trouve pour 6 mois dans une situation juridique particulière, son arrêté d’autorisation d’exploitation, qui date de janvier 2002, ayant été annulé par le tribunal administratif de Rennes. Les juges ont ainsi donné raison à l’UFC Que Choisir qui reprochait au préfet d’avoir pris son arrêté sans passer par une enquête publique, procédure obligatoire s’agissant d’une installation classée.
À l’époque, le préfet avait considéré que ce genre de cale n’entrait pas dans cette catégorie et qu’il suffisait de prendre un règlement d’exploitation très rigoureux en matière de maîtrise de l’environnement. Le tribunal a admis la version de l’UFC et annulé l’arrêté, tout en refusant les 8 000 € d’indemnités réclamés par l’association. Il a aussi admis que le règlement prenait effectivement en compte l’environnement et a donné au préfet 6 mois pour mener une procédure normale, sous menace d’une annulation définitive. Le tribunal a aussi estimé que le problème posé n’était pas d’une ampleur telle qu’il fallait suspendre l’exploitation de la cale. La nouvelle soulage l’industrie navale locale qui actuellement a un besoin impératif de cet ouvrage de 130 m sur 27.
Sans préjuger des buts de l’UFC, on constate que l’association s’est fortement mobilisée pour gagner seulement sur une question de forme qui sera rapidement corrigée. Sur le fond, l’ouvrage peut supporter une polémique en termes d’environnement, sujet particulièrement pris en compte lors de sa conception.