L’entrée de la grande banque américaine Goldman Sachs à hauteur de 5,26 % au capital de l’exploitant norvégien de pétroliers intervient dans une situation déjà confuse. Le principal actionnaire de Frontline, John Fredriksen, est l’artisan du projet de fusion avec l’autre géant mondial du transport maritime de bruit, l’armateur belge Euronav.
Les deux armateurs de pétroliers, cotés en bourse, représentent ensemble une capitalisation boursière de plus de 4,2 Md$. La transaction donnerait naissance à un titan sur le marché des pétroliers en termes de capacités, avec une flotte de 146 navires-citernes. Les deux opérateurs pourraient ainsi contrôler 10 % de la capacité de la flotte mondiale des VLCC et des suezmax, selon les analystes.
Mais le projet, soutenu par la direction, se heurte au premier actionnaire du transporteur belge, le groupe maritime CMB, contrôlé par la famille anversoise Saverys, à l’origine de la création d’Euronav.
Les deux parties se sont livrées ces derniers mois à une course d’influence en achetant massivement des actions pour contrer le projet de l’adversaire.
La rédaction